
L’Assemblée nationale s’est opposée à l’avancée de la date d’interdiction de vente des véhicules neufs à moteur thermique de 2040 à 2035 en adoptant un amendement du député du Cantal Vincent Descoeur.
Le projet de loi DDADUE (1), qui vise à transcrire dans le droit français des directives et règlements européens, prévoyait d’avancer de 2040 à 2035 la date d’interdiction de vente des voitures particulières et véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles, comme l’a prévu l’Union européenne.
Lundi 17 février, l’Assemblée nationale a adopté plusieurs amendements, dont l’un déposé par le député du Cantal Vincent Descoeur, qui s’oppose à cette modification du calendrier au motif qu’elle serait irréaliste et « soulève de nombreuses questions concernant la faisabilité et les risques industriels, commerciaux et sociaux ». Cette opposition s’appuie notamment sur le constat que le coût des véhicules électriques reste élevé et que la transformation du parc sera de fait moins rapide que prévu.
Il remarque que « cette modification du calendrier n’est pas réaliste » dans un contexte où les grands groupes industriels, leurs sous-traitants et l’ensemble de la filière automobile s’interrogent sur leur avenir et sont d’ores et déjà confrontés à des difficultés économiques et où la France prend du retard dans le déploiement des bornes de recharge.
L’amendement déposé par Vincent Descoeur, cosigné par 18 députés de la Droite républicaine, dont son collègue Jean-Yves Bony, a été adopté en séance contre l’avis du gouvernement.
(1) Projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes.