
Rapporteur pour avis de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire sur les crédits affectés à la recherche dans le projet de loi de finances 2021, Vincent Descoeur estime que ce budget « manque d’ambition en matière de lutte contre les zoonoses », notamment pour la maladie de Lyme.
Nommé rapporteur pour avis du budget « Recherche » par la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Vincent Descoeur a auditionné ces dernières semaines les représentants de plusieurs organismes de recherche, ministères ou grandes entreprises. Au terme de ces auditions, il a présenté son rapport devant la Commission du développement durable (voir la vidéo) puis, le 26 octobre, en séance plénière de l’Assemblée nationale.
Le député du Cantal a consacré une partie de son rapport à la recherche sur la prévention des zoonoses, ces maladies qui se transmettent de l’animal à l’homme, comme la Covid-19 ou la maladie de Lyme. « Tous les acteurs auditionnés ont insisté sur une absence de suivi spécifique des moyens consacrés aux travaux de recherche sur les zoonoses », témoignait-il, pointant du doigt « une absence de stratégie globale », « une absence de suivi, de pilotage et de coordination » de ces travaux.
« Ce budget traduit une prise de conscience insuffisante », estimait-il en faisant référence à l’actualité sanitaire et à l’explosion des zoonoses qui est directement liée aux atteintes à l’environnement et aux dérèglements climatiques. C’est particulièrement vrai s’agissant de la maladie de Lyme, soulignait-il en qualité de co-président du groupe d’études « maladie de Lyme » de l’Assemblée nationale : « On constate une dispersion et un manque de lisibilité des crédits qui se doublent d’une insuffisance de financements ».
Vincent Descoeur a présenté en Commission et en séance plusieurs amendements pour abonder les crédits de recherche sur la maladie de Lyme, en plaidant pour la mise en œuvre d’un « programme prioritaire de recherche », mais aussi pour permettre la création d’une nouvelle agence de recherche unique « avec des moyens plus conséquents afin de suivre et coordonner l’ensemble des problématiques liées aux zoonoses et aux maladies infectieuses émergentes ».
Il a enfin proposé à la Commission du développement durable, dont la présidente en a accepté le principe, de créer une mission d’information parlementaire sur la maladie de Lyme.