
Les parlementaires du Cantal s’opposent aux suppressions de postes d’enseignants envisagées dans le Cantal à la rentrée de septembre 2025.
Mardi 11 février à l’Assemblée nationale, les députés du Cantal Vincent Descoeur et Jean-Yves Bony ont interpellé le Premier ministre François Bayrou sur les inquiétudes et la colère des élus cantaliens, enseignants et parents d’élèves suite à l’annonce du projet de carte scolaire pour la rentrée 2025 qui, dans le Cantal, prévoit la suppression de 11 postes d’enseignants qui entraînerait la fermeture de 15 classes.
A cette occasion, le député Vincent Descoeur a remis au Premier ministre un courrier dans lequel il relève que, pour la troisième année consécutive, le département du Cantal est dans l’académie « celui qui subit la plus forte diminution des moyens d’enseignement si on la rapporte à la baisse du nombre d’élèves ». Il dénonce l’utilisation par les services de l’Education nationale du ratio du taux d’encadrement par élève : « Ce ratio n’est de toute évidence pas pertinent car il ne prend pas en compte les spécificités du maillage scolaire dans un département rural et de montagne, en particulier la présence de nombreuses classes à plusieurs niveaux et la distance à parcourir pour rejoindre l’école… », écrit-il. Il en appelle à l’intervention du Premier ministre « pour que le Cantal ne perde aucun poste à la prochaine rentrée », en faisant allusion à la proposition des députés de la Droite républicaine d’instaurer un moratoire sur les fermetures de classes en zones rurales, dont les députés Vincent Descoeur (Cantal) et Fabrice Brun (Ardèche) sont les auteurs.
Lire le courrier de Vincent Descoeur au Premier ministre
Les deux députés se sont par ailleurs associés aux deux sénateurs du Cantal pour adresser un courrier commun au Recteur de l’académie de Clermont-Ferrand : ils y font notamment référence au programme « France Ruralité », présenté en 2023 par l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, qui « visait précisément à garantir une visibilité à trois ans sur les effectifs et les postes dans l’éducation nationale afin d’éviter les coupes brutales et permettre aux collectivités d’anticiper et de s’adapter ». Ils réaffirment « avec force » leur « opposition totale à toute suppression de postes dans le Cantal sauf accord explicite des conseils municipaux concernés ».
Lire le courrier des parlementaires du Cantal au Recteur d’académie