
Vincent Descoeur, député du Cantal, interpelle le gouvernement sur les oubliés du chèque carburant et demande le retour de mesures de limitation des prix des carburants qui bénéficieraient à tous.
Mercredi 11 janvier à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’un débat sur « les oubliés du bouclier énergétique », Vincent Descoeur a constaté que, depuis début janvier et la fin des ristournes accordées par le gouvernement et le pétrolier Total, les prix des carburants sont repartis à la hausse pour atteindre des niveaux records, parfois supérieurs à 2 € le litre de gasoil dans certaines stations « alors même que le prix du baril n’est pas au plus haut ».
Dans ce contexte, le dispositif du chèque carburants de 100 € mis en place par le gouvernement n’est pas satisfaisant, estimait-il : d’abord parce qu’il ne compense qu’une faible partie de la hausse ; ensuite et surtout parce qu’il laisse au bord de la route une majorité de Français, le nombre de bénéficiaires étant estimé à 10 millions sur les 40 millions d’automobilistes que compte le pays. « C’est ainsi que de nombreux salariés, mais aussi les retraités, les bénévoles, les artisans et PME ne pourront pas bénéficier de cette aide, ce qui est à nos yeux injuste », plaidait-il.
S’inquiétant de la perspective de nouvelles hausses du prix du baril qui entraîneraient de nouvelles augmentations à la pompe, le député du Cantal a interpellé le ministre Jean-Noël Barrot pour réclamer des mesures qui bénéficieraient à tous, en rappelant la demande de son groupe de baisser les taxes sur les carburants, seule solution pour contenir durablement les prix à la pompe dans des limites acceptables.